A La Source ..

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Elle est source de vie où se reflète la lumière.

De terre, elle jaillît en une source d’eau claire,

Sautant entre les rochers, formant une cascade,

Sur la pente abrupte du coteau jalonné de pierres.

Évidence, vous me direz, « cela coule de source »

Mais quand les hommes trop souvent s’en désaltèrent,

La mettant même en bouteille pour se l’approprier

D’ autres vinrent la faire taire et de ciment la boucher.

De vivre j’exultais ; depuis ce jour ces gens m’exaspèrent.

Pour en avoir trop profité, ainsi d’autres la condamnèrent.

Ce fut, les prémices d’un changement de société.

Ce passé évoqué avec nostalgie mais grand plaisir,

Dont je m’enivre volontiers ne pouvant plus courir.

En ce jour où je célèbre mon 5 .. éme anniversaire,

Après en avoir rêvé, j’ouvre ma boite à souvenirs.

Vivre libre, c’est s’affranchir de tous des interdits.

Pour des adultes en devenir, ce lieu retiré était béni.

Au delà les embûches naturelles à surmonter,

Livrés à nous même, celles de nos jeux sages et les plus fous,

Cette source, miraculeuse et bienveillante, nous a comblée.

Quand mes pieds s’enfonçaient dans l’eau glacée,

L’écho avertissait « les Copains » toujours en alerte.

Que de rires, fruits de l’insouciance et de la jeunesse.

Brodée de deux vallons qui ne pouvaient être pareils.

L’un naturel, en pente douce fleurie et arborée.

L’autre édifié de la main de l’homme pour voyager.

Source de danger avec le trafic d’une voie ferrée,

Fait de caillasse noire où les serpents aimaient se cacher.

Au fond de ce bijou verdoyant serpentait ce ruisseau guilleret.

Quand après sa chute effrénée, il perdait un peu de son cachet.

De sa superbe, freinant son cours en respectant la sérénité du site.

A l’entrée de ce paisible sanctuaire de verdure et d’eau,

Seuls quelques murs tombés en ruine se dressaient.

Baptisés « La Cabane à Cochon » après délibération du vote,

Mal nommée, elle fut, car elle entendait tant de noms d’oiseaux.

En effet, y jouaient des enfants d’une autre époque,

S’agaçants en permanence sans pour autant être méchants.

A l’aise, dans mon jean noir côtelé et ma tunique fleurie.

Confortable dans mes « Clark » fatiguées, je bravais les caprices

Du temps comme du vent, mes cheveux longs relevés en chignon.

Un garçon manqué car ma féminité se voulait plutôt pratique,

A l’adolescence pour suivre les garçons et leurs péripéties.

Autre « Belle Epoque », à la fin du siècle dernier.

De nos jours, des murs, des fils barbelés s’élèvent,

Défigurant  les paysages, séparant les hommes …

 ****

Le 29 Novembre 2012

Patricia Anais Rougeux

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