« Case » à Maule (Yvelines) ~ Cuisine Créole

On a testé le nouveau resto de Babette de Rozières à Maule, dans les Yvelines

Par , publié le 13/02/2013 à 11:12, mis à jour à 12:13

Babette de Rozières, sûrement la meilleure toque antillaise de métropole, vous accueille dans sa Case, à Maule (Yvelines), pour savourer des plats créoles déjà cultes.

RESTAURANT. On a testé le nouveau resto de Babette de Rozières à Maule, dans les Yvelines
L’Antillaise Babette de Rozière dresse le couvert dans les Yvelines.David Delaporte/Andia pour L’Express Styles

Si vous êtes parisien, vous en voudrez peut-être à votre GPS de vous faire avaler 45 kilomètres de périph, d’autoroute, de ronds-points et de petites ruelles jusqu’à cette destination villageoise planquée au fin fond des Yvelines. Si vous êtes antillais, il vous manquera sans doute les cocotiers et le bleu caraïbe pour vous croire à Marie-Galante dans cette campagne frisquette.

Si vous êtes versaillais, cette déco romantico-paillettes avec chandelles, chaises argentées et fauteuil en rotin d’Emmanuelle vous paraîtra un poil trop valérie-damidesque. Et si vous n’avez pas un salaire de CSP +, vous jugerez forcément qu’à 60 euros l’aller-retour par personne le voyage n’est pas vraiment low cost.

Une table de gourmets

Si vous êtes gourmet, en revanche, il y a au moins une certitude : « I tro bon memm ! ! » (« C’est trop bon ! »), comme diraitBabette de Rozières en créole. On croyait la fée guadeloupéenne des fourneaux trop occupée à touiller les marmites sur France 5 et France O. Elle prend le temps, depuis moins de deux ans, de popoter à domicile, pour 20 couverts tout ronds, dans sa demeure XVIIIe en pierre de taille. Et comme à l’époque où elle ensorcelait les appétits people en plein Paris, Babette soigne jusqu’à l’obsession ses figures antillaises.

Bon et culte

Trop bons, en effet, ses acras brûlants, légers et croustillants, qui font passer n’importe quels autres beignets de morue pour de vieilles éponges graillonnantes. Culte, son boudin maison, subtilement teinté de macis, de cive et de feuilles de bois d’Inde. Définitivement bienveillant, son féroce d’avocat, genre deguacamole créole relevé de manioc et de morue.

Et que dire de ce merveilleux colombo d’agneau où le massalé des anciens coolies indiens fraternise avec les épices autochtones -poivre de Jamaïque et bois d’Inde- autour de chairs fondantes? Et si vous doutiez que la cuisine créole soit un livre d’histoire où Indiens, Amérindiens, Africains et colons ont chacun mis leur grain de sel, optez en dessert pour le blanc-manger, un entremets originaire de la France médiévale tropicalisé à coups de jus de coco frais et de pulpe caramélisée.

Rien alors ne nous enlèvera de l’idée qu’il n’y a pas meilleure toque antillaise en métropole que Babette. Si ce n’est peut-être un excès de ti-punch…

Le plat signature: le crabe farci. Une journée entière pour cuire, dépiauter, assaisonner ces petites bestioles et les cuisiner avec de la cive, du pain rassis, de l’oignon rouge et un mélange d’épices tenu secret.

Le mode d’emploi: mi-restaurant, mi-table d’hôte, la Case de Babette accueille au déjeuner autour de deux menus à 24 et 29 euros. Le soir, comptez 60 euros à la carte.

La carte des vins: courte et convenue. Préférez les cocktails, les rhums arrangés et l’excellent ti-punch (9 euros).

Le plus: la terrasse, aux beaux jours, dans un immense jardin fleuri.

Le moins: la musique un poil forte dans les baffles.

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